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>> Ces athlètes qui perdent… d’un cheveu !
Est-ce que tous ces cheveux qui se balancent dans le vent ne ralentissent pas les sprinteuses? C’est la question à laquelle a tenté de répondre athlenergy.
On parle souvent d’un problème mental et/ou physique lorsqu’une sprinteuse ne remporte pas sa course. Et si l’impact de ses cheveux était une raison additionnelle à sa contre-performance ? Certes, la question semble tirée par les cheveux mais il est tout de même légitime de se la poser car le principe d’aérodynamique entre inévitablement en action quand l’air circule autour d’un projectile lancé à grande vitesse.
Des tignasses qui flottent au vent augmentent la résistance de l’air dans la mesure où elles augmentent la surface totale de la coureuse. Une masse de cheveux plus importante crée davantage d’occasions de friction entre la coureuse et l’air ; une athlète avec beaucoup de cheveux doit donc travailler plus dur pour aller à la même vitesse qu’une coureuse chauve. Sachant que les sprinteuses olympiques approchent déjà du maximum de leurs capacités en termes d’efforts, toute situation qui en demande davantage peut potentiellement les ralentir. Pas étonnant donc qu’un grand nombre de sprinteuses – comme la Française Myriam Soumaré (championne d’Europe 2010 sur 200 m) et l’Américaine Carmelita Jeter (vice-championne olympique du 100 m) – aient opté pour une coupe de cheveux courts.
On pourrait a contrario se demander si les tignasses volumineuses ne jouent pas le rôle de voile, par vent arrière, et de ce fait améliorent légèrement le temps chronométrique des coureurs chevelus ? La réponse est non car cette hypothèse ne prévaut que si le vent va plus vite que les athlètes. Un scénario qui ne risque pas d’arriver étant donné que la limite de vent autorisé en compétition officielle est de 2m/sec, soit 7,2 km/h.
Elle passe à côté de l’or à cause de sa… queue de cheval !
Il n’y a pas qu’en sprint que les cheveux ont une incidence notable. Preuve en est, en 2011, Nastassia Mironchyk-Ivanova, une athlète biélorusse spécialiste du saut en longueur, a raté la médaille d’or aux Mondiaux de Daegu à cause de sa queue de cheval.
Après le visionnage des images, les jurés ont en effet tenu compte de la trace de sa queue de cheval laissée dans le sable lors de sa réception. Alors que Nastassia Mironchyk-Ivanova pensait avoir réalisé un saut à plus de 6,90 m, c’est une marque à 6,74 m qui a été comptabilisé par le jury. Pas de chance pour la Biélorusse qui a terminé au pied du podium, à la 4ème place. Pour le coup, il y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux !
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Sur la photo c’est la sprinteuse bulgare Ivet Lalova, la femme blanche la plus rapide au monde.