Lolo Jones, une athlète pas comme les autres
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Un passé difficile
Lori « Lolo » Jones connaît une enfance pour le moins mouvementée. Elevée par une mère célibataire, son père passant le plus clair de son temps en prison, la famille de la future star des pistes a vécu un temps dans le sous-sol de l’église de l’Armée du Salut de la ville de Des Moines dans l’Iowa, l’argent se faisant rare à l’époque.
Par la suite, « Lolo » et ses cinq frères changent huit fois d’école au gré des déménagements professionnels de leur mère. En dépit de cette situation particulière, « Lolo » est une élève brillante, tant pour les études que pour le sport, où elle se découvre un talent naturel.
De retour à Des Moines pour terminer sa scolarité, elle est très vite repérée pour ses dons de sprinteuse. Ayant trouvé sa voie, elle décide de tracer son propre chemin et de se séparer de sa famille. Hébergée à droite à gauche, Lolo Jones arrive à concilier études et petits boulots tout en s’entraînant durement pour devenir un jour athlète professionnelle. Après l’obtention de son diplôme, plutôt que de trouver un emploi confortable, elle continue d’enchaîner les petits jobs en dehors de ses entraînements intensifs.
Une athlète prometteuse
Sa persévérance commence à payer dès 2002 où elle termine 2ème du 100m haies et du relais 4x100m aux championnats universitaires américains. Après avoir échoué de peu dans sa quête de qualification pour les Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, elle devra attendre 2006 pour enfin exploser sur la scène internationale. Cette année-là, elle remporte brillement deux meetings de la Golden League, l’ancêtre de la Diamond League. Une nouvelle étoile est née.
Du rêve au cauchemar
Vivant enfin de sa passion, Lolo Jones continue son irrésistible ascension en 2008 en remportant son 1er titre de championne du monde en salle du 60m haies à Valence. Abordant les Jeux Olympiques de Pékin dans la peau d’une favorite quelques mois après, elle bute en finale sur l’avant-dernière haie alors que le titre lui tendait les bras. Elle termine finalement à une très décevante 7ème place. Une terrible désillusion.
Le retour d’une championne
Héroïne malheureuse à Pékin, Lolo Jones se remet au travail et reprend sa marche en avant. En 2009, elle signe la meilleure performance mondiale de l’année sur 100m haies en 12’’47, à 4 centièmes de son record personnel. Mais en raison d’une blessure à la cuisse, elle doit faire une croix sur les Mondiaux de Berlin. De retour au top de sa forme en 2010, elle remporte le titre de championne du monde en salle du 60m haies à Doha en mars dernier.
La belle Américaine termine également 2ème de la prestigieuse Diamond League, derrière la Canadienne Priscilla Lopes-Schliep, remportant 4 meetings dans l’année (Doha, Oslo, New-York et Monaco).
Désormais star de sa discipline, « Lolo » Jones a aujourd’hui les yeux rivés sur les Mondiaux de Daegu en Corée du Sud en 2011 et surtout sur les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Pour y conquérir le titre olympique et faire de Pékin un mauvais souvenir.

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