Pourquoi le Japon va craquer pour Lemaitre
© DPPI
Le nouveau roi du sprint européen fera ses grands débuts asiatiques au meeting de Kawasaki, au Japon, dimanche 19 septembre 2010. Il y disputera le 100 m. Voici les quatre raisons pour lesquelles le public japonais devrait adorer Christophe Lemaitre.
Parce qu’il est Français.
Le public japonais a toujours eu un faible pour les sportifs français. Jean-Claude Killy avait montré la voie, à la fin des années 60, après son triplé en ski alpin aux Jeux de Grenoble. Depuis, Philippe Candeloro a enfoncé le clou. Le patineur est l’objet d’un véritable culte au Japon, où ses admiratrices patientent souvent plusieurs heures, devant son hôtel, dans l’attente d’un sourire ou d’un autographe. Zinedine Zidane y est, lui aussi, admiré au-delà du raisonnable. Avec son naturel et sa spontanéité, Christophe Lemaitre possède à coup sûr tous les ingrédients pour taper dans l’œil du public japonais.
Parce qu’il a marqué l’histoire.
Les Japonais aiment les stars, les personnages de légende. Premier Blanc sous les 10 secondes au 100 m (9’’98 le 9 juillet dernier à Valence), Christophe Lemaitre a déjà inscrit son nom dans l’histoire de sa discipline. Une performance qui avait bénéficié d’un traitement important dans la presse japonaise. Depuis, le Savoyard a encore créé l’évènement en devenant le premier sprinteur titré sur 100, 200 et 4x100 m aux championnats d’Europe. On le compare déjà à Usain Bolt. Une référence qui aiguise la curiosité du public, au Japon comme ailleurs.
Parce qu’il est un sprinteur.
En athlétisme, les Japonais ont toujours eu une passion particulière pour le marathon et pour le sprint. Ils excellent dans la première de ces deux disciplines, notamment chez les femmes. Le sprint les fascine, particulièrement depuis la finale des championnats du monde à Tokyo, en 1991. Une course remportée par Carl Lewis, en 9’’86, record du monde, devant Leroy Burrell, 9’’98. Et considérée comme la plus dense et relevée de l’histoire, avec six hommes sous les 10 secondes, chacun améliorant son record personnel. Le meeting de Kawasaki, une compétition créée dans les années 60, d’abord à Tokyo, puis déplacée un temps à Yokohama, a toujours fait la part belle au sprint. Carl Lewis, Linford Christie, Maurice Greene, Justin Gatlin et Asafa Powell y ont couru. L’an passé, les deux vedettes étaient Tyson Gay et Allyson Felix.
Parce qu’il est équipé par une marque japonaise.
Christophe Lemaitre est habillé et chaussé par Asics, le géant japonais des articles de sport. Un partenariat qui explique sa présence cette saison au meeting de Kawasaki, la marque étant tout à la fois sponsor de l’évènement et de la Fédération japonaise d’athlétisme. Une campagne d’affichage toute entière dédiée au jeune athlète d’Aix-les-Bains a été conçue et préparée par cet équipementier après sa razzia de médailles aux championnats d’Europe à Barcelone. Elle devrait, dans l’immédiat, être réservée aux marchés français et japonais.

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