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Chaunté Howard : « Ma progression est spirituelle »

Chaunté Howard, la nouvelle rivale de Blanka Vlasic

© DPPI

La sauteuse en hauteur américaine a 26 ans, elle est mariée et mère d’une petite fille. Pas vraiment une débutante, donc. Mais elle vient de vivre la meilleure saison de sa carrière. Une progression aux explications… divines.

Chaunté, combien de fois avez-vous battu votre record personnel au cours de cette saison ?

« Oh là là, je n’en sais rien. A un moment, j’ai cessé de compter. Avant le début de la saison, il était de 2,01 m et datait de 2006. J’ai amélioré ma meilleure marque indoor, en réalisant 1,98 m. Puis j’ai réussi 2,03 m, 2,04 m, 2,05 m… J’ai aussi battu mon record personnel en longueur, avec un bond à 6,90 m. »

Que s’est-il passé cette année ? Vous avez changé d’entraîneur, de technique, de préparation physique… ?

« Non, rien de tout cela. J’ai toujours le même entraîneur. Ma technique n’a pas beaucoup évolué. Et ma préparation est plus ou moins identique à celle des saisons précédentes. En réalité, ma progression est d’ordre spirituel. J’ai rencontré le Seigneur. Depuis, je me sens heureuse d’aller à l’entraînement, de sauter en compétition, de vivre tout simplement. »

Le Seigneur ?

« Oui, le Seigneur. Je sais qu’il est là-haut, au-dessus de moi et qu’il me protège. Du coup, je me sens plus en confiance, plus relax. Et plus forte sur la piste. »

Vous aimez « chauffer » le public, le faire taper des mains avant de sauter, lui manifester votre joie après une bonne performance. Avez-vous toujours été ainsi ?

« Oui, plus ou moins. J’aime le contact avec les gens, l’interactivité avec le public. Si je n’avais pas été athlète professionnelle, j’aurais aimé travailler comme responsable d’un service clientèle pour une marque ou une société. Sur un sautoir, j’ai besoin de sentir le regard des gens, ça m’aide à rester concentrée. Et puis, l’athlétisme a besoin de gens comme moi, très démonstratifs. Le public attend des performances, mais il vient aussi voir des personnalités. »

Quels souvenirs avez-vous gardé de votre participation au MEETING AREVA, le 16 juillet dernier ?

« Blanka (Vlasic) m’a battue pour la victoire (2,02 m contre 2 m à l’Américaine, NDLR). Mais c’était génial. Le public, le stade, l’ambiance… Mais j’ai voulu être sage, je suis donc restée tranquillement dans ma chambre d’hôtel, la veille de la compétition, avec mon mari et ma petite fille. Moi qui adore Paris, la décision de ne pas aller musarder dans les rues n’a pas été facile ! Mais je voulais être à la hauteur de l’évènement. »

On vous connaît également comme une bonne spécialiste du saut en longueur. Entre les deux disciplines, comment choisissez-vous ?

« Je crois que j’aime autant la longueur que la hauteur. J’ai longtemps refusé de choisir. Aujourd’hui, je suis résolument une sauteuse en hauteur, mais je ne veux pas renoncer à la longueur. J’ai réalisé 6,90 m à Des Moines, aux Etats-Unis, à la fin du mois de juin. Le vent était régulier. Je dois pouvoir aller plus loin, mais on m’empêche presque de sauter en longueur. Les organisateurs m’invitent pour la hauteur, ils font la grimace si je leur annonce que je préfèrerais l’autre discipline. Alors, je continue la longueur pour m’amuser, quand on veut bien me laisser jouer dans le bac à sable ! »

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