Objectif Londres

Elle court, elle court la ministre !

Déjà ex-championne de karaté, la secrétaire d'Etat à l'écologie Chantal Jouanno est aussi férue de running

© AFP

On la savait championne de karaté. Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, est aussi une adepte du running, qu’elle parvient à pratiquer plusieurs fois par semaine. Portrait d’une ministre qui fait tout au pas de course.

Dans son agenda de ministre, il y a trois rendez-vous hebdomadaires que ses conseillers essaient discrètement de faire sauter de temps à autre, mais qu’elle veille précieusement à faire réintégrer sur le champ. Trois soirs par semaine, en effet, Chantal Jouanno rentre chez elle…en courant ! Quarante-cinq minutes de jogging pour rallier les 7,5 km qui séparent son ministère de son domicile. « Je dois souvent batailler pour maintenir ces créneaux dans mon emploi du temps. Mais quand on me les supprime, je me détraque, je tombe malade et je deviens irascible ! » Si la secrétaire d’Etat à l’écologie pratique assidument la course à pied, ce n’est pas dans un souci de verdir son image ni de persuader ses concitoyens de ne plus utiliser leur voiture. « Le sport, pour moi c’est une drogue. C’est ce que qui me donne la capacité d’affronter les événements, d’encaisser les coups mais aussi de délivrer de l’énergie dans tout ce que j’entreprends. » Bardée de diplômes - BTS, maîtrise, Sciences-Po et ENA - Chantal Jouanno l’est encore plus de médailles : treize titres de championne de France de karaté, dont le dernier, par équipe, a été conquis début mars dernier, à l’âge de 40 ans, alors qu’elle n’avait plus pratiqué cette discipline depuis douze ans. « Ma mère faisait du trapèze volant et de l’aïkido. Mon père, du karaté. Le sport, dans ma famille, faisait partie intégrante de la vie quotidienne. J’ai fait de la danse, de la natation, de la gym, de l’équitation puis du karaté. Et comme je n’avais pas le droit de sortir quand j’étais adolescente, à la place, j‘ai fait de la compétition ! » Ce n’est pourtant pas cette passion pour le sport, qu’elle partage avec Nicolas Sarkozy, qui lui a attiré les grâces présidentielles. « Ah non, rigole-t-elle ! Lorsqu’il m’a recruté en 2002 pour écrire ses discours alors qu’il était ministre de l’Intérieur, c’était uniquement pour mes qualités rédactionnelles. Il n’a su que bien plus tard, alors qu’il était déjà Président, que j’étais championne de karaté, parce qu’une de mes amies qui travaillait à ses côtés le lui a raconté. Le sport, je n’en ai jamais fait un argument de vente. » Juste un mode de vie, ce qui est beaucoup plus sain.

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