On n’arrête plus Teddy Tamgho !
© : DPPI
C’est un cadeau d’anniversaire avant l’heure que s’est offert Teddy Tamgho, qui fêtera ce mardi 15 juin ses 21 ans. Le triple sauteur français, parrainé par AREVA, a réalisé samedi au meeting Diamond League de New-York la 3e meilleure performance mondiale de l’histoire.
L’année 2010 serait-elle l’année Tamgho ? Tout semble le laisser croire. Depuis la fin de l’hiver, le triple sauteur français, qui est parrainé par AREVA, fait régulièrement les gros titres de la presse sportive. Petit flashback. L’année « Tamgho » débute en fanfare le 14 mars dernier à Doha, au Qatar. Ce jour-là, le Français est sacré champion du monde en salle avec un bond fabuleux à 17,90 m qui fait de lui le nouveau recordman du monde indoor de la spécialité. Il devient le deuxième athlète français médaillé d'or dans cette discipline, dix-sept ans après Pierre Camara, titré en 1993.
De retour en France, Tamgho est sollicité et courtisé de toutes parts, mais ce tourbillon médiatique ne lui fait pas pour autant tourner la tête ni perdre de vue ses objectifs. Le 23 mai, lors de la finale des Interclubs à Franconville, dans le Val d’Oise, il éclipse de nouveau tous ses concurrents. Il améliore son record personnel en plein air et établit la meilleure performance mondiale de l'année avec un saut à 17,63 m, reléguant aux oubliettes les 17,47 m réalisés au meeting de Doha, première étape de la Diamond League, par le Cubain Alexis Copello.
Mardi 8 juin, au meeting de Montreuil, Teddy Tamgho réalise un concours impressionnant de régularité. Il enchaine 5 sauts mesurés à plus de 17 m et s’impose avec une nouvelle marque à 17,63 m. Pas le temps de souffler : il s’envole le lendemain pour New-York où il doit participer au Reebok Grand Prix , la 5e épreuve de la Diamond League. Pour sa première sortie internationale de haut niveau de la saison outdoor, il va frapper un très gros coup. Après avoir passé trois de ses quatre premiers sauts à plus de 17,60m, il claque un record de France à 17,84 m lors de son 5e essai puis atomise ses rivaux avec un dernier bond à 17,98 m, qui fait tout simplement de lui le 3e performeur mondial de tous les temps. En voyant sa marque s’afficher sur le tableau, le Français, qui vient tout de même d’améliorer de trente-cinq centimètres son propre record national, montre deux doigts au public new-yorkais. Deux doigts qui symbolisent les 2 cm qui lui manquent encore pour rejoindre le Britannique Jonathan Edwards (18,29 m) et l’Américain Kenny Harrison (18,09 m) dans « le clan des 18 mètres ». Preuve qu’il ne compte pas en rester là. « Je dois encore dépasser des légendes comme le Britannique Jonathan Edwards et l'Américain Kenny Harrison. Donc c'est bien. Mais ce n’est pas suffisant. Il y a encore de grandes légendes à battre, commente sobrement Teddy Tamgho à l’issue du meeting. J’étais un peu déçu en voyant la performance, parce que quand je vois que c’est 17,98m, ce n’est pas encore 18 mètres. Ce n’est pas encore un concours de martiens. Le concours de martiens, il a été fait par Jonathan Edwards. Disons juste que c’est un concours de super-terrestres ! » Pour décrocher la lune et rentrer dans le club ultra-select des 18 mètres, il n’a plus que 2 cm à franchir. Ce qui ne semble pas grand-chose, au vu de sa fulgurante progression. La saison ne fait que commencer et il y a fort à parier que pour Teddy Tamgho, l’été sera chaud.
Voir le saut de Teddy Tamgho à New-York, 3ème meilleure performance mondiale de l’histoire.

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