Les starting-blocks ont révolutionné le sprint court
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De simples trous creusés à l’origine sur une piste cendrée, les starting-blocks sont aujourd’hui devenus incontournables. Ignorés au départ, tous les sprinteurs sans exception les utilisent désormais.
Dès 1880, l’Américain Charles Sherill a l’idée de placer ses pieds dans des cavités afin d’effectuer un départ accroupi. Quelques années plus tard, en 1928, deux entraîneurs américains - George Breshnahan et William Tuttle- mettent au point les premiers modèles. Ils prétendent que leur utilisation permet de faire gagner 34 centièmes de secondes à un athlète lors du départ.
Le premier à essayer cette nouvelle technique le 9 juin 1929 à Chicago se nomme George Simpson. Il s’aide de supports de bois afin d’améliorer sa poussée de départ. Mais sa performance record ne sera jamais homologuée par la Fédération américaine, car jugée illégale. Les starting-blocks ne sont tolérés qu’à partir de 1937. La même année, ils sont reconnus par la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) avant d’être officiellement autorisés aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 dans les épreuves du 100 mètres et du 400 mètres.
Engins réglables constitués de deux cales pour les pieds, ils sont fixés à la piste et permettent aux athlètes de donner une plus grande impulsion au départ d'une course de sprint court. Leur placement varie selon les distances : alignés sur une même ligne pour le 100 mètres, décalés pour compenser la distance plus grande à l’extérieur sur 200 et 400 mètres.
Dès leur introduction, les starting-blocks ont considérablement amélioré les départs des courses. Depuis le 1er janvier 2003, le règlement de la Fédération Internationale d’Athlétisme en vigueur pour les sprints ne sanctionnait qu’à partir du second faux départ. Cette règle modifiée au mois d’août 2009 prévoit que depuis le 1er janvier 2010 le premier faux départ entraîne une disqualification automatique de son auteur.

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