Dani Samuels : « A 16 ans, j’ai décidé que je serai championne olympique »
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L’Australienne a fait sensation, l’été dernier à Berlin, en décrochant le titre mondial du lancer du disque à seulement 21 ans. Une victoire, nous raconte-t-elle, qui était écrite. Comme le sont déjà les suivantes…
Le fait que vous soyez devenue la plus jeune championne du monde de l’histoire du lancer de disque, en août dernier aux Mondiaux de Berlin, a surpris tout le monde…
« Pas moi, en tout cas ! Mon objectif en débarquant en Allemagne pour ces championnats du monde était de remporter la médaille d’or. J’ai connu un petit moment de doute, pendant la finale, car j’étais dixième avant ma troisième tentative. Mais ce titre mondial était inscrit dans mon programme. »
Votre programme ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?
« Je veux dire qu’à 16 ans, j’ai décidé que je serai championne olympique en 2012, à Londres. A l’époque, je partageais mon temps entre le basket et l’athlétisme. J’ai décidé d’arrêter le premier de ces deux sports pour tout miser sur le second. Et j’ai tout mis en place, depuis, pour respecter cette prédiction. J’ai été championne du monde chez les cadettes en 2005, puis l’année suivante chez les juniors. Gagner à Berlin en seniors constituait seulement l’étape suivante de mon parcours. »
Vous semblez extrêmement sûre de vous…
« C’est vrai, mais n’y voyez pas un signe d’arrogance. Depuis ma décision de me consacrer à fond au lancer du disque, il y a 5 ans, j’ai travaillé très dur pour atteindre mes objectifs. Mes résultats, et la confiance que j’ai acquise, sont juste la conséquence de ces années de travail. Je m’entraîne dans les pires conditions, sous la pluie, dans le vent, tôt le matin, pour être capable de m’adapter à toutes les situations de la compétition. »
Comment êtes-vous devenue lanceuse de disque ?
« J’ai débuté très jeune, à 7/8 ans, par le disque et le poids. J’étais déjà grande et costaud (elle mesure aujourd’hui 1,82 m, pour 82 kg). Alors, à l’école, on m’a mise à l’athlétisme et au basket. Ma mère possède encore une vidéo de moi lançant le disque à l’âge de 8 ans. J’avais réalisé 19 m. »
Le titre mondial a bousculé votre vie quotidienne ?
« Oui et non. A mon retour de Berlin, les choses ont été un peu dingues. J’ai reçu beaucoup de récompenses, j’ai été invitée à m’exprimer devant les enfants de mon ancienne école, j’ai présidé des opérations caritatives… Et puis, la vie a repris son cours normal. Je m’entraîne deux fois par jour, six jours par semaine, toujours avec le coach de mes débuts, Denis Knowles. Et je continue mes études, à temps partiel, trois jours par semaine. Je veux devenir enseignante dans le primaire. »
Il vous reste du temps pour autre chose ?
« Oui, pour mon fiancé, qui est lui aussi lanceur de poids et étudiant. Alors, il peut comprendre. »

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