Running

Courir est-il nocif pour le dos ?

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Dans le monde la course à pied, c’est une question qui fait débat. Le running est-il, ou, non, une discipline qui peut entraîner ou aggraver le mal de dos ? La réponse est non, à condition, évidemment de courir dans les règles de l’art !

De manière générale, la pratique d’un sport peut engendrer des douleurs rachidiennes causées par la répétition des gestes inhérentes à la discipline. Concrètement, cela signifie que l’activité sportive peut provoquer des lésions ou aggraver des pathologies déjà existantes. La course à pied se pratiquant essentiellement sur des sols bitumés ou assez durs, les vibrations ressenties pendant l’entraînement peuvent causer des traumatismes. Leur risque augmente avec la vitesse de la course et la dureté du sol.

Pour les éviter, il convient tout d’abord de prendre un soin particulier dans le choix de ses chaussures : elles doivent offrir une bonne résistance aux chocs et un excellent amorti, afin que les chocs ne se répercutent pas dans le dos. Une petite visite chez un podologue, qui pourra vous aider à corriger votre posture et vous donner des conseils pour mieux vous chausser, est également recommandée, surtout si vous courez plusieurs fois par semaine.

Adopter un bon geste d’appui du pied au sol limite également les chocs : on pose d’abord le talon, puis le pied complet, c’est à dire le talon et la pointe, et ensuite on passe sur la seule pointe avant d’enchaîner la foulée suivante. Lors de ces trois phases, il faut éviter de « s’écraser » sur ses appuis. Une bonne musculature des membres inférieurs et des abdominaux est impérative : les muscles vont agir comme des coussinets pour amortir les chocs. Là encore, si vous ne savez pas comment faire pour les renforcer, quelques séances chez un kinésithérapeute, qui vous apprendra des exercices de base, peut s’avérer une excellente solution. Les coureurs citadins doivent éviter de réaliser tous leurs entraînements sur le bitume et préférer, dans la mesure du possible, les parcs, les bois ou les pistes en tartan, où les sols seront moins agressifs.

La pratique intensive de la course à pied multiplie évidemment les risques : il faut trouver un juste milieu qui vous permettra en même temps de vous « rassasier » physiquement sans pour autant malmener votre colonne vertébrale. L’entraînement doit systématiquement être précédé d’une séance d’échauffement et suivi d’étirements, qui vont permettre de délasser le dos et de décontracter les muscles après l’effort. Avec un bon suivi médical et un bon matériel, et le respect, donc, de quelques règles de bon sens, la pratique de la course à pied ne présente donc pas de risques majeurs. Et si des douleurs dorsales apparaissent, allez consulter votre médecin, qui lui seul sera apte à juger s’il existe ou non une véritable contre-indication.

 

Texte écrit avec la collaboration de Renaud Longuèvre