Running

Un bon joggeur est un joggeur qui ne se blesse pas !

Comment éviter les blessures ?

© AFP

La course à pied sans blessures, c’est le rêve de tout joggeur qui se respecte ! Si le running n’est à pas proprement parler un sport à risques, il faut quand même respecter quelques principes de base pour passer au travers des bobos. Bref, un coureur bien informé en vaut deux !

1. Un bon joggeur est un joggeur bien chaussé !

Cela peut encore en faire sourire certains. Mais il vous suffit simplement de regarder les pieds de tous les coureurs que vous croisez le dimanche matin pour vous persuader du contraire : mini-baskets en toile, tennis, modèles hyper à la mode mais totalement inadaptés…Nombreux sont les coureurs mal chaussés et totalement inconscients. Les chaussures d’un bon jogger sont faites pour la course à pied et ne s’achètent ni dans une boutique tendance ni chez un hard-discounter. Elles doivent être parfaitement adaptées à son pied, à sa foulée, au type de sol sur lequel il va s’entrainer, à son poids et à son niveau de pratique sportive. Bref, ce sont des chaussures d’endurance, faites pour les déplacements longs, équipées d’un vrai renforcement et d’une solide protection au niveau du talon et qui respectent l’ergonomie de votre pied. Où les trouver ? Dans une petite ou grande surface qui vend des articles de sport, après avoir écouté les conseils du vendeur. Car sachez-le, 50% des blessures en course à pied ont pour cause des chaussures inadaptées.

 

2. Un bon joggeur est un joggeur qui s’écoute !

Pour parler de manière plus directe, celui qui veut courir sans risques doit être en permanence à l’écoute de son corps et donc ne pas commettre pas d’erreurs d’entraînement. Pour ce faire, il faut impérativement respecter une progression modérée. Non, vous ne courrez pas le marathon en 3 heures au bout de six mois d’entraînement, ni même peut-être jamais…Pour éviter une mise à pied anticipée, il faut, si l'on est un ex-sédentaire, tout d'abord s'entraîner à la marche avant de commencer la course et non courir au pied levé. L'augmentation trop rapide du kilométrage est certainement l’un des plus gros pourvoyeurs d'arrêts de course. Le bon sens doit donc être le maître mot de votre plan d’entraînement : des parcours trop longs et trop fréquents sont en effet à l’origine d’un bon nombre de blessures. Tout comme la négation des temps de repos : respecter une période de retour au calme après l’effort, observer au moins quarante-huit heures de calme total entre deux séances intensives et ne pas vouloir augmenter sa vitesse trop rapidement doivent figurer parmi les préceptes fondateurs de votre vadémécum de coureur. Faut-il vous rappeler que vous ne pouvez pas changer du jour au lendemain la surface et le parcours sur laquelle vous vous entraînez ? Passer du macadam à un sol souple, emprunter une dénivelée inhabituelle ou encore aborder les côtes, se fait en douceur. Tout comme n’importe quelle session d’entrainement, qui commence et se termine invariablement par des sessions d’étirements.

 

3. Un bon joggeur est un joggeur qui réfléchit !

Courir de manière sécurisée nécessite de bien maîtriser sa foulée. La percussion plantaire, qui peut engendrer de nombreux traumatismes, est fonction de la distance entre le talon et le sol juste avant l'impact. Le coureur expérimenté, qui effectue une foulée rasante, économise donc mieux son capital pédestre. A contrario, une foulée bondissante ou aérienne augmente les percussions au niveau des jambes et s’avère donc nettement plus dangereuse. Autre petite astuce à prendre en compte : éviter de courir sur les côtés. Si votre parcours emprunte un trajet bombé, mieux vaut courir au centre du chemin afin d'éviter les déséquilibres. Et si vous effectuez une boucle à répéter plusieurs fois, il est recommandé, à chaque tour, de changer de côté pour ne pas solliciter abusivement, selon l'inclinaison du sol, les mêmes articulations. Enfin un dernier conseil s’impose : lorsque vous sortez en groupe et que l’envie vous prend de raconter votre vie à l’un de vos coéquipiers, évitez de courir en tournant la tête, car, dans ce cas, le pied frappe le sol avec un angle différent de celui qui est habituellement le sien.