Running

Comment améliorer sa foulée ?

Comment améliorer votre foulée ?

© AFP

Si vous avez du mal à tenir la distance en course à pied, c’est peut-être que votre foulée n’est pas encore tout à fait au point et du coup, au lieu de vous porter vers la ligne d’arrivée, elle vous pompe toute votre énergie. Voici quelques conseils pour mieux comprendre ce phénomène et remédier à ce problème.

Avec le VO2 Max, qui est le volume maximal d’oxygène que l’on consomme lors d’un effort physique et la VMA (Vitesse maximale aérobie) qui correspond à la vitesse  à partir de laquelle un coureur va consommer le maximum d’oxygène possible et atteindre donc son VO2 Max, la foulée est l’un des trois facteurs de performance en matière de course à pied. Or pour avoir un VO2 Max et une VMA optimales, il faut observer de bons gestes pendant la course et donc avoir une bonne foulée. Une première question s’impose donc à l’esprit. La foulée idéale existe-t-elle ? A ce vaste problème, les chercheurs donnent une réponse qui n’en est pas vraiment une ou, en tout cas, qui n’éclaire pas forcément vos lanternes. La foulée idéale, c’est…la vôtre, à condition qu’elle soit efficace et qu’elle vous prémunisse donc au maximum des blessures.


De cette « non-réponse », découle donc une deuxième question, beaucoup plus cruciale celle-là : qu’est-ce qu’une foulée efficace ? C’est une foulée cadencée, sans temps de suspension inutile, ni écrasement au sol, le contact du pied sur le bitume étant très bref et très dynamique. Pour ce faire, il faut faire reculer le pied dans la chaussure à chaque foulée et ainsi passer progressivement d'une course en cycle arrière à une course en cycle avant. Car les coureurs en cycle arrière s'alourdissent, le mouvement aérien de la jambe se faisant derrière eux par rapport à une ligne verticale passant par le buste. A l’inverse, les coureurs en cycle avant s'allègent, le mouvement aérien de la jambe se faisant devant eux par rapport à une ligne verticale passant par le buste. Ils sont donc plus performants pour courir. Il faut également prendre en compte la durée et la distance de la course ou de l’entraînement. Plus elles sont courtes, plus votre foulée doit être ample et fréquente. A  l’inverse, sur un marathon, où il faut s’économiser, la foulée sera plus rasante, moins bondissante et on évitera bien entendu de monter trop haut les genoux et les talons.


Dernière question que beaucoup d’entre vous vont fatalement se poser à la lecture de ces lignes : comment détecter les défauts de votre foulée ? Ce n’est pas toujours évident. Mais sachez qu’en plus des problèmes d’endurance que vous rencontrez et qui doivent vous alertez, il existe d’autres facteurs susceptibles de vous mettre la puce à l’oreille. Si vous êtes hyper-pronateur ou hyper-supinateur, si vous ressentez une raideur dans les ischios ou les mollets à l’effort, si vous avez les genoux très écartés ou en X, alors vous avez plus de risques de développer une mauvaise foulée. Mais toutes les chances de la corriger grâce aux conseils ci-dessus et donc, de repartir du bon pied pour la prochaine saison !