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Les femmes, moins rapides… mais plus endurantes que les hommes

Les femmes, moins rapides… mais plus endurantes que les hommes

© KMSP

C’est un fait ! Les hommes sont plus rapides que les femmes. Il suffit de comparer le record du monde du 100m masculin (9’’58) et féminin (10’’49) pour s’en convaincre. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est que les femmes ont l’endurance de leur côté.

S’il est facile de constater que les femmes courent moins vite que les hommes en demi-fond et en fond, il est beaucoup plus complexe d’expliquer pourquoi. Depuis plusieurs années, de nombreuses raisons ont été avancées.  Voici la liste de celles qui reviennent le plus souvent :

La morphologie
La femme a un rapport largeur d’épaule et largeur de bassin inversé par rapport à l’homme, avec un bassin plus large ce qui favorise le « genu valgum » (genoux en X). Cela engendre donc  un trouble de l’appui plus important chez les femmes.

Les ligaments
C’est prouvé scientifiquement : les femmes sont majoritairement plus laxes (souples). Un avantage pour des sports comme la danse ou la gymnastique, mais qui se révèle être un sérieux handicap à la course à pied où les pathologies ligamentaires sont plus importantes.

La masse graisseuse
A poids égal, les femmes ont plus de masse grasse. Chez les sportifs, un homme en possède en moyenne 5 à 13% contre 12 à 20% chez les femmes. Le fait que les femmes aient plus de tissu adipeux que les hommes explique donc l’inégalité qui existe entre les deux sexes. Conséquence directe du différentiel de masse graisseuse, les muscles de la femme contiennent moins de fibres musculaires. Moins de muscles, moins de vitesse.

Le cœur
Le cœur de la femme est plus petit. Le débit cardiaque est donc plus faible que chez l’homme. De plus, la concentration en hémoglobine et les réserves de fer plus faibles diminuent la capacité de transport de l’oxygène dans le sang. Associé à une masse musculaire moins importante, la VO2max consommation maximale en oxygène) chez la femme sera donc inférieure à celle de l’homme (25 à 70 ml/kg/min contre 30 à 90 pour les dames) d’où les différences flagrantes de performance.

Les femmes sont plus endurantes 
N’en déplaise aux «machos», les femmes ont beau être moins rapides, plusieurs études ont prouvé qu’elles étaient plus endurantes que les hommes lorsque les distances avaient tendances à s’allonger. En effet, leur proportion de fibres lentes est beaucoup plus élevée. Ce qui est un avantage indéniable. En témoigne une étude menée par Tim Noakes en 1997.

Ce dernier a en effet  démontré que les différences de performance en course à pied entre les hommes et les femmes s'amenuisent lorsque la distance dépasse celle du marathon. Les vitesses moyennes sur des distances de 5 à 90 km de 28 coureuses d'ultra-marathon ont été comparées avec celles d'hommes dont l'entraînement et l'âge étaient similaires. Il s’est avéré que les hommes courraient plus vite jusqu’au 42ème kilomètre mais que la tendance était inversée sur les 48 km restants.

In fine, les femmes courent moins vite mais plus longtemps que les hommes. On ne pouvait rêver meilleure conclusion pour la parité hommes-femmes dans le sport !