Objectif Londres

Mondiaux de Daegu : un bilan tricolore encourageant

Mondiaux de Daegu : un bilan tricolore encourageant

© DPPI

Avec quatre médailles, dont deux au cou de Christophe Lemaitre, l’équipe de France a réalisé un résultat collectif plus flatteur que deux ans plus tôt à Berlin. De très bon augure à moins d’un an des Jeux Olympiques de Londres.

Le bilan de l’équipe de France aux Mondiaux de Daegu est des plus prometteurs : quatre médailles (1 en argent pour le 4x100 m masculin, 3 en bronze pour Christophe Lemaitre au 200 m, Renaud Lavillenie à la perche, Mahiedine Mekhissi au 3000 m steeple), plus six places de finaliste. A Berlin, deux ans plus tôt, les Bleus étaient montés seulement trois fois sur le podium. Mais ils avaient totalisé 14 places de finaliste.

Au classement des médailles, la France pointe en 18ème position. A la « placing table », où sont additionnés les points des huit premiers de chaque épreuve, souvent jugée plus révélatrice de la force d’une nation, elle remonte au 10ème rang. A un an des J.O. de Londres, c’est donc plutôt encourageant.

Au-delà des seuls éléments statistiques, le parcours des Bleus a également démontré que la nouvelle génération avait les jambes solides et le cœur bien accroché. Christophe Lemaitre, Renaud Lavillenie et Mahiedine Mekhissi, désignés d’office comme les trois meneurs de troupe (en l’absence de Teddy Tamgho, forfait sur blessure), avaient à porter un lourd excès de poids sur les épaules. Mais ils ont tenu bon. Tout juste peut-on regretter que le premier n’ait pas su mieux profiter des circonstances d’une finale du 100 m privée d’Usain Bolt, Tyson Gay et Asafa Powell. Mais sa démonstration de force sur 200 m (3ème en 19’’80) a effacé cette impression. Quant à Renaud Lavillenie, il s’en est longtemps voulu d’avoir laissé échapper la victoire, au terme d’une saison où il avait souvent dominé les débats. Mais sa médaille de bronze est tout de même une excellente nouvelle pour la délégation française.

Du côté des femmes,  une place de finaliste individuelle pour Antoinette Nana Djimou, 7ème de l’heptathlon, et une 5ème place au 4x100 m. C’est relativement peu mais il ne faut pas oublier que la délégation française ne comptait qu’une seule engagée féminine dans les courses de plat entre le 400m et le marathon, à savoir Christelle Daunay au 10 000 m. Elle espérait un coup de force de l’une ou moins de ses sauteuses, Eloyse Lesueur en longueur et Mélanie Melfort à la hauteur. Elles sont malheureusement restées bloquées en qualifications.

A l’heure du bilan, Ghani Yalouz, le DTN, n’a pas cherché à verser dans le triomphalisme. On le comprend. Mais il se veut confiant : « J’avais peur de l’excès de confiance occasionné par trop de médailles, comme en 2003 à Paris et 2005 à Helsinki. A l’inverse, une « bulle » aurait pu être dangereuse en instillant du doute. C’est donc juste ce qu’il faut. Il y a beaucoup d’indicateurs très intéressants. Il y a aussi des déceptions. On va pouvoir travailler dans la sérénité. Il nous reste maintenant à réussir Londres. C’est encourageant, mais il ne faut pas s’endormir pour autant. » Le message est entendu.