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Renaud Lavillenie sera-t-il bientôt supplanté par son petit frère ?

Renaud Lavillenie sera-t-il bientôt supplanté par son petit frère ?

© DPPI

Certes, Renaud Lavillenie a d’ores et déjà placé la barre très haut en devenant, à 24 ans, le meilleur perchiste d’Europe 2010 avec un saut à 5,85m. Il doit néanmoins surveiller ses arrières sinon son petit frère de 19 ans risque bien de le dépasser.

Les  amoureux d’athlétisme n’ont pas fini de scander le nom de « Lavillenie » depuis les tribunes des stades. Et pour cause ! A seulement 19 ans, Valentin, le dernier d’une famille haut perchée (le papa sautait lui-même le perchoir construit dans le jardin à Cognac), semble bien parti pour prendre de la hauteur et s’élever aussi haut que son grand frère, Renaud.

Le 10 juin dernier, « Lavillenie Junior » a fait sauter son record personnel en remportant le Meeting d’Hérouville. Il a en effet franchit une barre à 5,21m - soit 80 « petits » centimètres de moins que le record de France en plein air de son grand frère (6,01m). Au même âge, Renaud ne passait lui que 4,70 mètres. Une barre que le petit frère à déjà franchit à 16 reprises en 20 compétitions en 2011. Autant dire que Valentin a de l’avenir devant lui ! Déjà en catégorie cadet, il montrait des prédispositions plus importantes que son grand frère : 4,30m pour Renaud contre 4.31m pour son cadet.

Une ascension fulgurante pour le licencié de l’ES Bruges (Gironde) qui ne surprend d’ailleurs pas outre mesure son entraîneur, Georges Martin : « Il a les mêmes qualités physiques que Renaud, avec beaucoup de vitesse. Maintenant, il faut réussir à les utiliser au mieux. » L'entraîneur des perchistes bordelais de renom tels que Romain Mesnil et Damiel Dossévi estime même que Valentin possède une longueur, ou plutôt une hauteur d’avance sur Renaud au même âge.

Un avis que partage le papa, Gilles Lavillenie : « Même s'il a un défaut au niveau de l'impulsion, techniquement, il est en avance sur Renaud.» Mais en bon spécialiste de la discipline qu’il est, Valentin vise plus haut et multiplie les compétitions afin de parfaire son geste. Sur la seule année 2011, il a participé à 20 compétitions avec neuf victoires et cinq deuxièmes places à la clé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la machine commence à être huilée puisqu’ il a réussi à franchir des barres à plus de 5 mètres  à dix reprises.

Valentin le sait : s’il est sur la bonne trajectoire, c’est en grande partie dû à son grand frère : « Renaud possède une détermination énorme. Il vit perche à 300 % depuis des années et il est capable d'enchaîner les sauts à l'entraînement pendant quatre ou cinq heures… C’est un exemple, même si on est différents. Quand on se voit, il essaie de m'aider et me donne beaucoup de conseils. »  Vous l‘aurez compris, le mot d’ordre n’est pas rivalité mais bien fraternité !