Et si vous participiez à une course à étapes ?
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Ce n’est ni aussi difficile, ni aussi médiatisé que le Tour de France. Mais le principe d’une course à pied à étapes reste le même : aller de villes en villes ou de villages en villages, découvrir de nouvelles régions et de nouveaux paysages, dépasser ses limites et se faire plaisir.
Vacances « joggeuses », vacances heureuses ! Telle pourrait être la maxime des courses à étapes. Durant l’été, en France, il s’en déroule une bonne vingtaine, qui durent en moyenne une semaine. Ces épreuves sont évidemment réservées à des coureurs de bon niveau. Mais la plupart de ceux qui y participent ne sont pas là pour faire une performance. L’esprit de ces courses est en définitive assez éloigné de la compétition. On y vient avant tout pour la convivialité, car on va vivre, courir et souffrir ensemble pendant une semaine. Et forcément, ça crée des liens ! L’autre aspect, c’est bien-sûr le plaisir de découvrir une nouvelle région, en prenant le temps d’admirer les paysages. Passés ces aspects sympathiques et bucoliques, il n’en reste pas moins que l’on ne peut pas se présenter à une telle épreuve la fleur au fusil sans s’être au préalable parfaitement préparé.
1. Comment se préparer ?
Par rapport à une course d’un jour, la course à étapes présente deux différences majeures, qui sont aussi des difficultés. Tout d’abord, il faut être prêt à enchaîner les étapes. Pour ce faire, il ne convient pas de suivre un entraînement intensif, qui aurait pour conséquence de vous voir arriver épuisé sur la ligne de départ et d’avoir l’impression de faire deux fois la course. Le mieux est donc de suivre un entraînement classique en en enchaînant les séances de VMA, cotes, seuils…
L’autre obstacle d’une course à étape, c’est la diversité des distances enchaînées. Selon les jours, elles peuvent varier de 10 à 42 km, et peuvent comporter pas mal de dénivelé. Là encore, le meilleur conseil est d’observer un entraînement classique avec pour objectif d’arriver en bonne condition physique et plutôt frais sur la ligne de départ. Pour se préparer à affronter des dénivelés, il faut veiller à travailler son renforcement musculaire, en courant en cote ou si ce n’est pas possible, en enchaînant les montées d’escalier.
2. Attention au deuxième jour !
Pour ceux qui n’ont jamais couru de courses à étapes, sachez que le cap le plus difficile à passer est celui du deuxième jour. Car après les efforts fournis la veille, pas question de récupérer : il faut rempiler, pour une étape qui peut être plus longue que la précédente. Et si vous êtes un habitué des courses d’un jour, après lesquelles vous observez scrupuleusement 72 heures de repos, votre organisme n’est pas habitué à ce rythme. Un mot d’ordre, donc : ménagez-vous lors de la première étape, qui va conditionner la suite de la course. Et si vous respectez ce conseil, vous allez voir, que, miraculeusement, les courbatures du matin vont pratiquement disparaître au bout du troisième jour. C’est d’ailleurs pour cela que les organisateurs ne placent jamais les longues étapes avant la quatrième journée.
3. Gérez-bien vos journées
Là encore, c’est le bon sens qui doit guider vos pas, si vous voulez tenir jusque la dernière étape. Le matin, attaquez la course doucement et prenez bien soin d’échauffer vos muscles. L’hydratation est extrêmement importante, car si vous accumulez des toxines ou que vous ne buvez pas suffisamment, vous aller le payer très cher les jours suivants. L’après-midi, n’hésitez pas à avaler des boissons de récupération et un goûter riche en glucides et surtout ne négligez pas la récupération. Les organisateurs proposent souvent des séances d’étirement collectives ou des services de massage : soyez le premier à vous y précipiter ! Enfin, avant d’aller vous coucher, offrez-vous une petite session de trente minutes de marche pour éliminer l’acide lactique, vous oxygéner et délasser encore vos muscles avant une nuit réparatrice.
4. Ne lésinez pas sur l’équipement
Avant de partir, étudiez soigneusement le road-book, pour savoir où vous allez mettre les pieds. Emmenez autant de tenues que de jours de course, car vous n’aurez pas le temps de les laver ni de les faire sécher chaque soir. Prévoyez un sac dans lequel vous pourrez mettre de l’eau, des barres énergétiques, un coupe-vent en cas de pluie et une mini-trousse à pharmacie. Pensez aussi à vous munir d’au moins deux paires de chaussures de running (que vous aurez bien évidemment testé au préalable) car le pire ennemi du coureur à étapes, ce sont les ampoules. A la moindre alerte, arrêtez-vous et prenez le temps de poser un petit pansement sur l’ampoule, avant qu’elle ne s’aggrave. Car elle pourrait bien vous empêcher de repartir le lendemain. C’est dans ce cas précis qu’il est conseillé de changer de paire de chaussure pour l’étape suivante afin d’éviter un frottement au même endroit.

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