Objectif Londres

Trois mois après son accouchement, Teresa Nzola rêve déjà des J.O.

Teresa Nzola, le retour d'une maman à la compétition

© AFP

Tereza Nzola Meso Ba, la recordwoman française de triple saut (14,69m) est maman d’une petite fille depuis trois mois. Mais elle a déjà repris le chemin de l’entraînement, boostée par ce grand bonheur !

Commençons du point de départ. Voilà 3 mois que vous êtes maman, était-ce plus ou moins programmé ou inattendu ?

C’était très inattendu. Je n’avais pas forcément prévu de tomber enceinte. Mais avec du recul, je trouve que c’était le bon moment pour devenir maman.

Une fois enceinte, pendant combien de temps avez-vous poursuivi l’entraînement du triple saut ?

Je me suis rendu compte relativement tard que j’étais enceinte. C’était à la suite des Championnats de France en juillet dernier. Je cherchais à me qualifier pour les Championnats d’Europe mais j’ai eu une petite blessure au niveau du dos. J’ai fait un scan et les médecins m’ont conseillé de faire un test de grossesse. Je n’y ai pas vraiment cru vu que je m’entrainais normalement mais j’avais tort… et c’est tant mieux !

Et une fois arrêté, quelles ont été vos activités pour vous occuper ?

J’ai fait beaucoup de piscine pour garder la forme. La natation, c’est le sport idéal quand tu es enceinte. Le bébé ne risque absolument rien et cela te permet de maintenir un bon niveau de forme physique.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières pendant votre grossesse ?

Non. Excepté la fatigue, les nausées et tout ce qu’implique une grossesse en général, je n’ai pas eu de problèmes.

Concernant votre reprise, comment l’avez-vous vécu psychologiquement et physiquement ?

Très bien. Même si c’est dur de revenir à son meilleur niveau,  je trouve que ma reprise s’est très bien passée. J’ai pratiquement les mêmes sensations qu’avant de tomber enceinte. Aujourd’hui,  je suis même en train de voir avec mon entraîneur quand je vais reprendre la compétition. Cela ne devrait pas tarder mais on se doit d’être prudent car l’objectif n°1, c’est bien sûr d’arriver à 100% aux J.O. de Londres l’année prochaine.

Auriez-vous un conseil à donner aux sportives de haut niveau qui souhaitent comme vous concilier maternité et carrière sportive ?

Une naissance est un grand moment dans la vie d’une athlète. Il faut rendre hommage à ce moment formidable. Cela permet de grandir mentalement et comme je le disais à mon entraîneur, on se sent pratiquement invincible parce que la motivation est décuplée. Etre maman, ce n’est que du plus !