Objectif Londres

Ghani Yalouz : « J’ai confiance en cette équipe »

Le DTN de l'athlé français fait le point avant Bercy

© DPPI

De Barcelone à Bercy, le DTN de l’athlétisme français a tout fait pour maintenir le bel esprit d’excellence de l’équipe de France. Mission accomplie. De quoi être optimiste à quelques semaines de ces championnats d’Europe en salle à la maison.


Vous semble-t-il possible de réitérer la performance collective de Barcelone à Bercy ?
Je ne le saurai que le jour J. En tout cas, on met tout en œuvre pour que les athlètes soient dans les mêmes conditions. On continue sur le même fil conducteur d’exigence tout en gardant ces valeurs d’égalité, de partage et de respect qui sont essentielles pour atteindre la haute performance. On vise un maximum de médailles. Et dorées, si possible.


Est-il plus facile de surfer sur les succès de Barcelone en perspective d’un événement « à la maison » comme ces championnats d’Europe en salle à Bercy ?
Ce n’est jamais facile. On n’a pas tous la chance d’être l’équipe de France de handball. Pour l’athlétisme français, c’est une situation historique, une expérience nouvelle. Mais il n’y a pas de triomphalisme à avoir. Les « Europe » en salle vont être un indicateur intéressant pour voir ceux qui vont se transcender devant notre public. J’ai confiance en cette équipe. On a des jeunes qui poussent les plus expérimentés vers l’excellence. Et ces derniers s’enrichissent de l’insouciance des jeunes. Ils se rappellent aux bons souvenirs de cette insouciance. Il est un peu tôt pour faire des projections sur Bercy mais vu l’engagement et la motivation des athlètes, on peut y croire. Ils ont une chance énorme de pouvoir s’exprimer à la maison. Maintenant, entre la théorie et la pratique, il y a un monde. Et c’est ce qui est beau dans le sport. Il peut y avoir des surprises mais pas de miracles.


Avez-vous mis des choses en place pour conserver l’esprit équipe de France né à Barcelone ?
Cet hiver, il y a eu un stage du sprint à Miami avec Christophe Lemaitre, Ladji Doucouré et d’autres. L’athlète de l’année 2010 a pu échanger avec l’athlète de l’année 2005. Cela a enrichi Christophe comme Ladji et ça forge une belle aventure humaine. On insiste sur le décloisonnement des spécialités. Cet hiver, il y a aussi eu un stage en Afrique du Sud pour certains, un au Maroc avec beaucoup de demi-fondeurs et un autre au Portugal avec des marcheurs et des demi-fondeurs. On cherche à organiser un ou deux stages nationaux entre deux grandes compétitions afin qu’ils puissent se retrouver et apprendre à se connaître. Après les « Europe » à Bercy, il y aura un autre stage en Afrique du Sud avec une cinquantaine d’athlètes de différentes disciplines pour préparer les championnats du monde de Daegu. L’important, c’est la notion de groupe France. C’est une action sur laquelle on  œuvre au quotidien, qui est fragile, et qui consiste à sensibiliser en permanence les coachs personnels, les managers et les entraîneurs nationaux sur l’intérêt pour l’athlète de partager ses expériences avec les autres et de ne pas les découvrir uniquement lors des grandes compétitions.


Sentez-vous un véritable esprit équipe de France ?
Je ne le sens pas. Je l’ai vu. C’est quelque chose d’important car ça reste un sport individuel à progression collective. On n’est rien sans un collectif, même dans un sport individuel. On prend le bon côté des sports collectifs et individuels, de ce qui se fait dans la natation ou le handball par exemple, et on s’enrichit de tout ça. On est un peu moins idiots en allant chercher ce qui marche chez les autres.

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