« Mon top 5 » par Stéphane Diagana
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Détenteur du record d'Europe, champion du Monde en 1997, le spécialiste du 400 mètres haies Stéphane Diagana nous refait vivre cinq des moments d'athlétisme qui ont le plus marqué son parcours, en tant qu'acteur ou spectateur. Souvenirs.
1. Le sacre de Jean Galfione aux J.O. de 1996 : une histoire d'amitié
« Sans hésiter, le moment dont je garde le plus grand souvenir est la victoire de Jean Galfione au saut à la perche lors des Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Comme j’étais blessé cette saison-là, j'étais consultant pour RTL et je n'ai pas pu m'empêcher de quitter mon poste pour partager ce moment de joie avec Jean. Nous avons un parcours assez commun : nous sommes entrés ensemble à l'INSEP en 1988, nous avons tous les deux fini troisièmes aux championnats du Monde de Göteborg en 1995. C'est aussi quelqu'un dont je me sens très proche au niveau des valeurs.»
2. Le 6e titre mondial de Sergey Bubka en 1997 : un champion d’anthologie
« Il s'agit encore de perche. Lors des championnats du Monde d'Athènes en 1997, je me prépare pour ma demi-finale pendant que se déroule le concours de saut à la perche. Juste avant de rentrer dans la chambre d'appel, je jette un coup d'œil à l'écran géant du stade d'échauffement. Maksim Tarasov réalise 5m96, ce qui le place évidemment en tête du concours, dans lequel se trouve Sergey Bubka. Arrivé avec une performance de 5m40, plus personne ne croit en Bubka. A ma sortie de la chambre d'appel j'assiste au tour d'honneur... de Bubka! Il venait de sauter 6m01 et remportait ainsi son sixième titre mondial ! J'ai trouvé ça extraordinaire qu'il puisse aller chercher cette victoire dans un tel contexte. »
3. Mon année 1997 : la consécration tant attendue
« L'année 1997 dans sa globalité, dont mon titre de champion du Monde à Athènes fait évidemment partie, est importante. Elle est pleine de sens pour moi car je reviens d'une saison gâchée par la blessure, d'où mon absence au Jeux Olympiques d'Atlanta. Même si je n'ai pas l'esprit revanchard, c'était important de faire un beau retour à la compétition.»
4. Mes championnats d’Europe 2002 : une médaille et un bébé !
« En août 2002, je deviens champion d'Europe en 47''58, une performance proche de mon record d'Europe (47''37 en 1995) que je ne pensais plus pouvoir réaliser à 33 ans. Dans la même semaine je deviens papa pour la première fois. Et ce sont forcément des moments inoubliables.»
5. De Pékin à Berlin : la révolution Bolt
« Usain Bolt est évidemment un événement à lui tout seul. Dans un premier temps, je suis impressionné par sa performance aux J.O. de Pékin puis encore plus par celle des Mondiaux 2009 à Berlin : pulvériser son propre record du Monde de 11/100 de seconde (9''69 à Pékin, 9''58 à Berlin), c'est énorme à ce niveau ! Pour moi il représente vraiment une rupture : jusqu'ici on avait sur les records du sprint des innovations incrémentales, c'est à dire, qu'elles étaient légères, on progressait centième par centième. Avec Bolt, tout est bouleversé : être en tête de la course au 20 mètres quand on mesure 1m93, c'est du jamais vu !»
Propos recueillis par Samuel Coco-Viloin

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