Les histoires les plus insolites de la SaintéLyon
© Manu Molle - Arc en ciel
Archives, histoires insolites, moments mémorables… Découvrez les plus belles anecdotes sur la SaintéLyon, véritable monument des courses « ultra » en France depuis 57 ans.
1- En 1951, les cyclotouristes Stéphanois et le « Cyclotourisme Lyonnais » créent une randonnée pédestre hivernale de 60 km : la SaintéLyon est née. Pour cette première édition, ils ne sont que quelques-uns à s’aligner au départ et à tenter l’aventure qui s’effectue alors sur deux jours. Profitant de leur escale nocturne dans une auberge à Sainte-Catherine, les participants décident de faire la fête, voire un peu trop, tellement heureux d’avoir déjà fait la moitié du difficile parcours proposé. Autant vous dire qu’il a été très dur pour certains d’entre eux de repartir le lendemain !
2- A la fin des années 70, un marcheur décide de participer à la course dans une tenue des plus insolites, à la grande surprise des organisateurs. Grand admirateur de Napoléon Bonaparte, il décide de courir habillé comme un « grognard », l’un des soldats de la Vieille Garde du célèbre empereur. Délaissant ses baskets, son bonnet et son sac à dos pour des bottes, un bonnet d'ourson et tout un attirail de l’époque, il réussit finalement à rallier l’arrivée.
3- Véritable légende vivante de la SaintéLyon, Michel Delore remporte l’épreuve à 8 reprises entre 1970 et 1980. Journaliste et écrivain à la ville, ce sportif tout terrain a connu une mésaventure « douloureuse » par le passé. Alors qu’il s’engage dans une descente à vive allure, Michel loupe un virage et finit sa course… dans le mur d’une maison ! Plus de peur que de mal au final, puisqu’il réussit à repartir sans trop de bobo et finir dans les premiers de la course. Et oui, une attention de tous les instants est nécessaire quand on participe à la SaintéLyon !
4- La SaintéLyon n’est pas une épreuve comme les autres, il est donc essentiel de bien se préparer pour l’événement. Malgré cette mise en garde, certains participants n’en font qu’à leur tête. Dans les années 80, alors qu’il accompagnait des amis qui participaient à la course, un homme décide sur un coup de tête de s’inscrire quelques heures avant le départ à la course. En tenue de ville, en chaussures et sans aucun matériel adapté ! Il réussit malgré tout à parcourir 44 km avant d’abandonner. Fabricant d’enseigne lumineuse dans le civil, ce participant était vraiment un « allumé » !
5- L’édition 1990 reste gravée à tout jamais dans l’histoire de la SaintéLyon. A minuit lors du départ, il commence à neiger à Lyon (à cette époque, la course s’effectuait dans le sens Lyon/Saint-Étienne NDLR) et la couche de neige atteint rapidement 70 cm au col de la Gachet. Impossible dans ces conditions de garantir les secours et l’acheminement des ravitaillements. Les organisateurs décident donc d’arrêter la course à Sainte-Catherine, mais 80 concurrents sont déjà passés. Ils continuent malgré tout la course et franchissent en héros la ligne d’arrivée à Saint-Étienne.
6- Cette même année, ils sont plus de 800 participants à rester bloqués à Sainte-Catherine. Les conditions météo dantesques empêchant aux secours de circuler sur les routes, il faudra attendre plusieurs heures avant que le temps ne s’améliore, que les routes deviennent un peu plus praticables et que des bus puissent venir les chercher et les ramener en lieu sûr.
7- La SaintéLyon se déroulant en décembre, les conditions météo sont parfois très capricieuses, engendrant des mésaventures pour les concurrents, mais aussi beaucoup de stress pour les organisateurs. En 2006, après une semaine de très grosses pluies dans la région, certains chemins du parcours sont devenus impraticables. L’équipe organisatrice est donc obligée de modifier le parcours au tout dernier moment. Le samedi midi, soit 12 h seulement avant le départ, les organisateurs sont même encore en train de construire une passerelle pour franchir une rivière !

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